Le vin des Vignes Libres, d’où vient-il ?


Venu du Luberon pour niquer des m… Disons simplement pour commencer. Parce qu’il faut bien commencer quelque-part, et qu’il y a pire que le Lub’ on est d’accord. J’ai fait ma formation au domaine des Tuiles Bleues, chez Céline et Laurent. Des amis pour la vie, ça se gagne pas tous les jours. Jamais ils n’ont été mes patrons. Mentors, modèles, confidents, amis donc.

Le beau Laurent !


Ils m’ont mis le pied à l’étrier en me filant du raisin pour mon premier millésime en 2018. Une bonne grosse tonne de grenache issus de vieilles vignes de 50 ans, excusez du peu.

Sexy hein ?

Malheureusement, le vin ne s’est pas fait comme je l’aurais voulu. C’est ma faute, et j’en ai tiré les conséquences. À trop vouloir laisser faire, on prend la confiance et on oublie de gérer les températures. Et voilà l’erreur, du coup pas de Grenache. Quelques 200 bouteilles à peine sur le millésime 2018, une cuvée confidentielle appelée sobrement « A » issue à 100% du cabernet-sauvignon de mon pote Nico. L’identité de mes vins était déjà perceptible dans cette cuvée, et ce sera je l’espère la trame de tous ceux qui suivront :

– une partie des raisins vinifiés en macération semi-carbonique.
– extraction modérée, infusion lente et douce.
– ne pas dénaturer l’identité du cépage et du terroir.
– faire un vin propre, vivant et sans intrants chimiques (je suis pas un fondamentaliste du sans SO2, mais si mon vin n’en a pas besoin j’en rajoute pas).
– garder de la fraîcheur pour une grande buvabilité, et pour commencer à raconter une histoire montagnarde dans mes quilles.
– élevage dans des barriques de plusieurs vins pour qu’il puisse évoluer tout en ne boisant pas trop.

On l’a quand-même bien essayé, ce A.



Heureusement, une jolie année 2019 a chassé à grands coup de pieds au cul ces débuts pour les moins chaotiques. Nouveau départ sur une nouvelle parcelle, à la Tour d’Aigues cette fois. Une parcelle que Laurent et Céline travaillaient depuis des années pour le compte de Laetitia (promis après j’arrête de rajouter des personnages) avec pas mal de Grenache, un peu de Syrah et une bonne moitié de Chasan. J’ai tenté le blanc de macération, histoire de continuer à faire une connerie par an. Ça n’a pas marché. Alors on a fait de l’eau-de-vie fine, et elle par contre elle marche d’enfer. Peut-être la goûterez-vous dans quelques années…

Quant au cab’sauv de Nico, et bien disons que les sucres résiduels m’ont joué un tour de con. Enfin, surtout mon densimètre de pacotille (j’en ai changé depuis vous en faites pas). Ces fameux sucres ont donc fait repartir la fermentation en bouteille, et j’ai eu 300 quilles qui ont fait péter le bouchon alors qu’elles étaient couchées en cave, tranquille. Ironie du sort, cette cuvée devait s’appeler « Calm Like a Bomb ». On peut dire qu’elle a fait le taf.

Le millésime 2019 on en parle ?


Vendange précoce pour le blanc (22 août, 40 degrés, pas un grand moment mais bon fallait le faire), vendanges plutôt  »normales » dans le courant de la troisième semaine de septembre pour les rouges. Des vinifs éclair (15 petits jours pour les fermentations alcooliques) et un élevage au frais de ma cave bas-alpine à 9°C dans le cœur de l’hiver (parce qu’en fait je vinifie à Clumanc, les raisins voyagent avant d’entamer leur parcours vinifiatique). Ah, et j’ai encore pris le Cabernet-Sauvignon de Nico, vous verrez la suite s’annonce explosive.

Mise en bouteille au mois de juin 2020, puis rien ou presque pendant l’été. Avec tout le foin à faire, les moutons à la montagne (ah oui, j’ai des moutons aussi), pas trop de temps à consacrer à la vente. Faut dire que le contexte sanitaire tout pourri n’incitait pas trop à faire des dégustes sauvages. Et que le vin n’était pas encore bien en place.

Les vendanges de 2020 sont arrivées, toujours chez Laetitia. Beaucoup moins de raisin qu’en 2019, la faute à cette saloperie de mildiou, et à un coup de gel fin mars. Mais la qualité est là et au moment où j’écris ces lignes le vin est au propre en cave, pas tout à fait fini mais presque (1003 de densité). J’ai tout à fait confiance en lui pour aller chercher ces derniers sucres au printemps. Moins de raisin certes, mais des vendangeurs de qualité mondiale.

Romain, Nana (ma tendre et chère épouse), Mozer, Laetitia et Jean.
None, Francky (mes chefs d’équipes), ma Furie tout à droite, et moi au milieu.
La fin des vendanges. Ah non, le midi du premier jour. Adri au premier plan, vous connaissez les autres.
Si vous la connaissiez, vous entendriez le rire de Camille rien qu’en voyant cette photo.

Et une fois les vinifs finies (enfin, en pause quoi) j’ai pu me reconcentrer sur le millésime 2019. Il est en place, il fait exactement ce que j’attends de lui : glisser dans le gosier, donner envie d’en reboire un. J’en parle plus longuement dans un autre billet.

Voilà pour la génèse des Vignes Libres. Bientôt, vous saurez ce que le futur réserve. Préparez-vous à prendre de l’altitude !

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