L’après Vignes Libres ?

La future plantation, une « Page Blanche » où tout reste à écrire.

Vous allez dire : « le mec parle déjà de l’après Vignes Libres alors qu’on l’a découvert hier » et vous aurez raison. Enfin, à moitié raison.

Parce que oui, les Vignes Libres est une aventure qui a une date limite dans le temps. Rien de grave, c’est simplement une structure de négociant-vinificateur qui mourra de sa belle mort lorsque mes vignes rentreront en production.

Mes vignes ?

Oui, c’est le rêve. Et ce sera même une réalité dans quelques mois. Mais revenons en arrière. Le rêve, donc. De planter de la vigne dans la vallée où mes racines sont ancrées. À 1000m d’altitude. On s’est moqué de moi, on m’a dit que j’y arriverai pas (j’utiliserais volontiers la légendaire photo de ce cher Camelus Blaah, mais vous n’aurez qu’à aller la voir tout en bas de cet article publié sur un site d’informations footballistiques dantesque). Et ben me voilà, après des années de galère, en passe de les planter ces vignes.

Mais à créer quelque chose de toutes pièces, autant le faire bien. J’ai eu toute la liberté que je veux, alors ma première décision a été d’abandonner les clones. Avoir 3000 fois le même pied de vigne, non merci. J’ai donc choisi des sélections massales, sélectionnées depuis des générations par des paysans-vignerons pour leurs qualités. Et pas des putain de clones sans histoire. Il a fallu aller taper à des portes. Et j’ai pu me rendre compte que le milieu du vin n’est pas aussi pourri qu’il en a l’air. Attention, il a son lot de trous du cul (après tout il est composé d’êtres humains qui en ont tous un) mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet. J’ai donc sollicité de chouettes gens et ils ont tous répondu favorablement à ma demande de greffons :

– Yann de Agostini du Domaine du Petit Août à Remollon (05) pour le mollard.

– Laurent, chef de culture à St Cosme, Gigondas (84) pour les clairettes blanches.

– Le domaine Quenard à Chignin (oui mais lequel ? J’en sais rien, c’est la pépiniériste qui les a récupéré pour moi !) pour la roussanne.

– Guillaume Gilles à Cornas (07) pour la syrah (de 1870 excusez du peu !)

– Julien Guillot des Vignes du Maynes à Cruzilles (71) pour le gamay noir à jus blanc.

Merci à eux de m’avoir confié ces trésors. À moi de leur faire raconter une toute nouvelle histoire sur mon terroir de haute montagne.

La collecte fût l’occasion de prendre la route avec mes chefs d’équipe de vendanges (et amis comme on en fait pas trois).

Melon et melèche en terre mâconnaises.

On a fait beaucoup de route, bu du Cornas à 9h du mat’, mangé à la Brasserie Pic à Valence comme des gros sacs, passé 4 heures chez Julien à Mâcon (enfin, à Cruzilles) dont la moitié à déguster, vu l’OM perdre en coupe contre Lyon le soir en jouant aux fléchettes et au snooker… Parce que le vin c’est aussi ça. Le partage avec les gens qu’on aime, les défaites au football contre un club honni, les bornes, les gueules de bois…

On voyait plus le billard à la fin, mais au moins on voyait plus le match non plus.

Une Page Blanche ?

Parce que tout reste à écrire. Ce sera le nom de mon domaine. Enfin, pas tout à fait que le mien. Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai bientôt.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :